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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 09:08

FRALIB MMA les voir autour d'une table posée dans l'herbe jaunie à l'ombre d'un petit arbre, Marie-Noëlle, Jhonny, Pierrette, les deux Gérard et leurs camarades..., on dirait une joyeuse équipe de campeurs en vacances.

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photo : Anne-Christine Poujoulat, AFP

Pourtant ce sont des salariés en lutte, qui veillent jour et nuit sur leur usine, dans la banlieue marseillaise, craignant que l'on vienne déménager les machines en catimini pour la Pologne, où le groupe Unilever veut délocaliser.

Un tiers des effectifs, soit une soixantaine de personnes, ont décidé, pendant les traditionnelles vacances d'août, de participer à la surveillance de Fralib Gémenos, usine appartenant à la multinationale anglo-néerlandaise, qui doit fermer fin septembre. Ils se battent bec et ongle pour faire aboutir leur projet de reprise du site.

Le thé Eléphant est conditionné là. Une marque créée à Marseille il y a plus de cent ans, longtemps produite en ville avant que le site soit transféré dans cette banale zone industrielle près d'Aubagne. Une marque que ces salariés considèrent comme la leur et qu'ils veulent conserver.

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"En juillet, le TGI de Marseille a finalement validé le plan de sauvegarde de l'emploi, et nous avons reçu nos propositions de +reclassement+", explique Gérard Cazorla, 55 ans, secrétaire CGT du CE, "et depuis trente ans au service de l'Eléphant".

Car contrairement à la juridiction marseillaise, les "fralibiens" ne trouvent pas les propositions de reclassement vraiment sérieuses.

"On nous propose des postes en Pologne, en Belgique, en Alsace... en-dessous de nos qualifications. Par exemple un technicien se voit proposer un emploi de simple opérateur sur machine, avec à la clé des baisses de salaire de 30% à 50%. En Pologne, le salaire annuel tourne autour de 5.000 euros", détaille Gérard Cazorla.

Des propositions "dissuasives, uniquement pour se débarrasser de nous," affirme-t-il.

Un avis que partage Gérard Affagard, délégué CFE-CGC et responsable des services généraux. Soixante et un ans, "36 ans de boîte" et des faux airs de Jean Réno, avec sa barbe courte poivre et sel et ses lunettes rondes.

"A mon âge, j'aurais pu partir, mais maintenant pas question que j'abandonne la lutte", dit-il, expliquant avoir déjà connu un plan social il y a 13 ans.

En 1998, il avait été "reclassé" à Gémenos quand la multinationale avait fermé un site du Havre. "A l'époque, on a eu droit à de véritables reclassements, pas des propositions pour la forme comme aujourd'hui".

Jhonny ("presque comme Johnny"), 45 ans, faisait aussi partie des 150 salariés du Havre.

"A l'époque, on nous avait dit que l'usine de Marseille allait devenir le site européen pour la production des thés et tisanes parfumées. Je suis venu tout seul, toutes mes affaires dans ma voiture. C'est dur de s'installer dans une ville que vous ne connaissez pas."

Maintenant Jhonny est marié (avec une fralibienne) et a deux enfants. Il ne veut pas imposer à sa famille le déchirement d'un nouveau départ. Comme ses collègues, il croit au projet pour sauver l'usine, "avec ou sans repreneur".

"On a fait faire une étude, et le rapport d'étape montre que le site est profitable à partir de 1.000 tonnes de production annuelle. Nous, on sort 2.900 tonnes. On veut conserver le site, les machines, et qu'Unilever nous donne la marque Eléphant", dit Gérard Cazorla.

"C'est pas utopique, Unilever l'a déjà fait pour un site de fabrication de soupe +Royco+ à Poitiers, cédé à un fabricant de thé", précise-il.

"La marque Eléphant, qui est une marque franco-française, ils ont essayé de la tuer au bénéfice de Lipton, leur +marque milliardaire+ (marque présente à l'international sur plusieurs marchés). L'Eléphant était devenu tout petit sur les boîtes," explique le syndicaliste dans une analyse digne du magazine Capital. Puis, il ajoute, "puisqu'ils n'en veulent pas, qu'ils nous la donnent." 

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Synthèse du Rapport d'étape.

 

La décision de fermer notre site est un scandale.

 

Le site est rentable, les conditions existent pour poursuivre une activité, et maintenir nos emplois.

 


 

 

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