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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 22:33

 

 

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LES PATRONS CASSENT L’EMPLOI ET LA QUALITÉ DES PRODUITS

 

 

L’agriculture et l’industrie agroalimentaire constituent des secteurs essentiels à notre économie nationale qui sont bradés sur l’autel de la « concurrence libre et non faussée », véritable dogme imposé par les sociétés transnationales dont l’Europe se fait le chantre. En acceptant d’inscrire l’agriculture dans les négociations de l’OMC, les dirigeants européens, qu’ils soient de droite ou sociaux-démocrates, ont bradé notre agriculture aux exigences du grand capital et des USA, démantelant de façon systématique toute la Politique Agricole Commune qui était notamment basée sur la préférence communautaire. Le patronat de l’industrie agroalimentaire, celui de l’agrochimie et de la distribution, ont ainsi privilégié, dans le seul but d’accroître leurs profits, l’approvisionnement au moindre coût, au mépris de la qualité des produits, organisant des trafics à grande échelle avec pour conséquence la multiplication des crises sanitaires, comme cela vient, une énième fois, d’être révélé par le scandale des « lasagnes à la viande de cheval ». Une nouvelle fois, des milliers d’emplois sont menacés.

Les milieux dirigeants de l’agriculture ont accompagné ces politiques et imposé leurs choix qui ont pour conséquence la concentration des exploitations, l’utilisation irrationnelle des terres, le productivisme et l’intégration européenne, la soumission de l’agriculture aux intérêts des multinationales de l’agroalimentaire, de la chimie et de la distribution. Notre souveraineté et notre indépendance alimentaires sont remises en cause. Les conséquences sociales de ces politiques se mesurent par les restructurations et fermetures d’entreprises, la perte de dizaines de milliers d’emplois dans l’agriculture et l’industrie, la réduction constante du nombre d’exploitations agricoles.

 

Non à la flexisécurité, le 5 mars

L’accord du 11 janvier 2013 sur la flexisécurité, signé par le Medef et la CFDT, la CGC, la CFTC, vise à accompagner les politiques patronales. En dynamitant le code du travail, il permet aux employeurs de baisser les salaires, licencier les salariés, imposer toujours plus de flexibilité pour toujours plus de profits. Le gouvernement veut inscrire ce recul social dans la loi. La CGT s’oppose à une telle logique et appelle l’ensemble des salariés le 5 mars à une journée nationale de mobilisations, de grèves et de manifestations contre cet accord scélérat.

Les salariés de Fralib, Pilpa, Val d’Aucy, Chocolaterie de Dijon, Fraisnor, Pic’Or… en défendant leurs usines, leurs emplois, font la démonstration, à partir de propositions concrètes, qu’une autre politique en rupture avec le système capitaliste est possible.

 

  

Lors de la campagne pour les élections aux Chambres d’agriculture, notre fédération a mis en avant des propositions concrètes pour une politique agricole nationale, créatrice d’emplois, respectueuse de l’environnement, structurante pour l’aménagement du territoire, assurant un approvisionnement stable des populations en produits agricoles et alimentaires à des prix socialement acceptables, s’inscrivant dans la solidarité internationale. La prise en compte des revendications sociales des salariés agricoles est essentielle pour atteindre ces objectifs. C’est ce qu’ont clairement signifié les salariés de la production agricole qui ont, avec 36 % des voix, confirmé la CGT comme premier syndicat.

 

Urgence : augmenter les salaires

La revalorisation des salaires et du pouvoir d’achat est une nécessité sociale et économique. 80 % des salariés de l’agriculture sont payés au Smic, alors que les qualifications mises en oeuvre, notamment par l’utilisation de produits phytosanitaires, la mécanisation, la conduite informatique des élevages par exemple, ne cessent de s’élever. Dans les industries agroalimentaires, les salaires sont inférieurs de 15 à 20 %, comparés au reste de l’industrie comme le souligne une étude de l’INRA. La revendication d’un salaire minimum professionnel à 1 850 € et la reconnaissance des qualifications dans de véritables grilles hiérarchiques de salaires répondent à cette nécessité.

L’espérance de vie des salariés de nos professions est en moyenne inférieure de 6 ans à celle d’autres catégories socioprofessionnelles, notamment du fait des mauvaises conditions de travail, de l’utilisation des produits phytosanitaires souvent sans réelle information sur leur dangerosité et sans réelle formation. Notre revendication d’un accès gratuit à la santé, de l’amélioration des conditions de travail et d’une retraite à 55 ans sont des exigences sociales massives.

Pour des avancées sociales et progressistes

Le développement de l’agriculture et de l’agroalimentaire, la reconquête de notre souveraineté alimentaire, le renforcement de la qualité des produits et la sécurité sanitaire des aliments doivent s’appuyer sur des politiques répondant aux besoins des populations et non aux exigences de profits de quelques grands groupes qui, s’appuyant sur l’Europe, imposent de véritables carcans aux peuples. La renationalisation maitrisée de la politique agricole, la nationalisation des grands groupes de l’agroalimentaire, la maîtrise publique des filières agroalimentaires doivent permettre de reconquérir notre souveraineté alimentaire autour de la structuration de véritables filières agricoles et agroalimentaires répondant aux besoins économiques et sociaux. Les politiques impérialistes d’utilisation de l’arme alimentaire pour imposer les politiques libérales aux peuples, ouvrir les marchés pour leurs sociétés transnationales sont directement responsables de la malnutrition, de la faim qui touchent 1 milliard d’êtres humains dans le monde. De par ses atouts agricoles, notre pays s’honorerait d’impulser des formes de coopérations internationales mutuellement avantageuses, respectant le droit à la souveraineté alimentaire des peuples, répondant aux revendications sociales des salariés de nos professions. Engager résolument des politiques en rupture avec les logiques capitalistes de recherche du profit, en donnant des droits nouveaux aux travailleurs, agir pour une agriculture répondant aux besoins des peuples, c’est cela construire une agriculture sociale et progressiste.

Salon de l’Agriculture

28 février 2013

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