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En préambule, nous voulons dire qu’il nous paraît naturel, normal que le secrétaire Général de la CGT, de la 1ère organisation syndicale de France vienne soutenir les luttes, les nombreuses luttes de haut niveau menées par nos syndicats du département.

Normale la présence du secrétaire Général dans cette ville où l’on parvient régulièrement à rassembler des centaines de milliers de manifestants contre la casse, de tous nos acquis issus pour beaucoup du Conseil national de la Résistance, mais aussi contre la liquidation de nos emplois et de nos services publics.

Normal que le secrétaire Général soit là non pas pour attribuer des diplômes où inscrire les luttes de ce département dans un quelconque livre de record mais pour renforcer ceux qui luttent, qui se battent à gagner les consciences, ceux qui résistent et combattent la résignation.

Il s’agit-là de termes simples dans notre culture syndicale, le Secrétaire Général apporte la Solidarité et la Fraternité de toute la CGT à ceux qui luttent pour leur dignité, quoi de plus naturel !

 

C’est de cette CGT que se nourrit, depuis des décennies, notre syndicat CGT de FRALIB dont plus de 50% des salariés de notre entreprise sont adhérents.

Le mardi 28 septembre dernier, le groupe Unilever annonçait sa volonté de tenter de mettre fin à 118 ans de présence du thé de l’Eléphant dans la région marseillaise et donc de fermer notre usine de Gémenos. 

 

Dans les années 70, quand UNILEVER a acquis le Thé de l’Eléphant, l’entreprise fabriquait des sachets pour la seule région PACA, près de 400 salariés y travaillaient. On produit aujourd’hui à 182 pour toute la France !

 

Déjà, en 1998 Unilever fermait l’usine de Fralib au Havre, là où on conditionnait LIPTON. 53 salariés et leurs familles sont descendus à Marseille, seule usine en France, pour conserver leur emploi.

Pour la centaine restée au Havre le bilan est aujourd’hui désastreux: précarité, dépression, misère...

 

Au niveau du groupe, en 2000 : UNILEVER employait 287000 salariés dont 11 500 en France.

En 2009, UNILEVER n’emploie plus que 163 000 salariés au niveau mondial dont 3200 en France.

Dans cette seule période : la bagatelle de 124 000 emplois supprimés l’équivalent de 3 fois la population d’Aubagne) dont 8300 (20% de plus que la population de Gemenos) en France et plus de 150 sites fermés, restructurés ou vendus.

Pour satisfaire et gaver ses actionnaires, il voudrait encore sacrifier la vie de 182 salarié-e-s et de leurs familles, sans compter les emplois induits et les sous-traitants.

 

Ce constat sur l’emploi, on peut le faire dans tous les grands groupes et aussi dans la fonction publique! Comme l’on peut aussi faire celui de l’évolution des salaires !

 

Chez nous, le salaire d’un opérateur se situait en 1989  46% au-dessus du SMIC, aujourd’hui il n’est plus qu’à  3,5% du SMIC.

 

Cela explique que le poids de nos salaires y compris ceux de nos dirigeants avec les cotisations sociales incluses dans une boîte de 25 sachets de thé ou d’infusion n’est que de 16 centimes d’€uros, pour un prix dans le commerce entre 1€65 et 2€60.

Nos salaires ne pèsent plus rien et c’est encore trop!!!

 

Nous avons engagé, depuis le 28 septembre, la lutte pour le maintien de l’activité industrielle et des emplois dans notre région déjà durement touchée par le chômage et la précarité.

Cette lutte est dans le prolongement de celle du printemps pour l’augmentation des salaires.

Elle porte la résistance des salariés, devant l’injustice et l’inacceptable, le besoin de changer cette société que, par leur politique, gouvernement et patronat rendent tous les jours plus injustes.

Cette politique mène vers le chômage, la précarité et la misère, conséquences de la casse de l’industrie, la baisse des salaires la remise en cause des acquis sociaux, l’allongement de l’âge de départ en retraite et la baisse des pensions, la remise en cause de la protection sociale où de plus en plus de personnes renoncent à se soigner par manque de moyen financier.

La question de la réappropriation des richesses que nous créons est plus que jamais d’actualité.

Il est de notre devoir d’arrêter ceux qui, comme tu le disais dans une récente interview au journal l’Humanité « préfèrent la dictature à la démocratie » sinon, ils nous prendront tout.

Permets-nous toutefois de ne pas partager ton analyse selon laquelle il s’agirait là d’une « dérive du système ». Il s’agit tout simplement du système capitaliste et impérialiste lui-même, un véritable « Talon de fer » qui nous écrase, comme le disait si justement l’écrivain américain Jack London.

Conscient de cela, nous agissons tous les jours contre la répression féroce dans nos entreprises.

 

Ne pas se résigner, lutter pour s’ouvrir d’autres perspectives, c’est la raison pour laquelle nous ne voulons pas discuter de mesure d’accompagnement à la fermeture de notre site. Nous nous sommes opposés et continuerons à nous opposer à l’entrée sur notre site des charognards du Patronat que sont les « antennes emplois » qui servent uniquement de paravent aux directions, quel qu’ils soient et même s’ils sont filiales de la SECAFI dont par ailleurs le patron cire les bottes de Sarkozy et, pour services rendus, récupère une partie de la privatisation de Pôle Emploi.

 

La décision rendue par le Juge des Référés de MARSEILLE le 4 février d’annuler purement et simplement la procédure nous renforce dans notre détermination à lutter.

 

Nous avons déposé des propositions pour un projet alternatif à la fermeture de notre entreprise.

 

La marque nationale et traditionnelle du Thé de L’Eléphant est la propriété des salariés et le symbole de toute l’usine. Elle doit être sauvegardée et rester propriété des salariés qui, par leur savoir-faire, ont su construire sa notoriété par sa reconnaissance et la qualité de ses produits.

Les collectivités territoriales sont poussées à s’engager aujourd’hui à nos cotés pour construire notre projet.

Fralib, gérée par les salariés, doit devenir l’« Entreprise provençale et nationale » de conditionnement de thé et d’infusion, sous la protection et avec l’engagement concret des pouvoirs publics et des collectivités territoriales (région, département et municipalités) répondant aux besoins des consommateurs de notre pays.

 

Enfin, nous avons choisi dès le mois de novembre d’utiliser dans notre lutte l’arme du BOYCOTT des produits LIPTON. Nous avons lancé cette bataille au congrès de notre Fédération. Nous en sommes fiers.

Il n’y a autour de cela aucune ambiguïté idéologique. Le Boycott n’est pas la punition du méchant patron « ils le sont tous », pas plus que celle du patron voyou  « ils le sont tous ». Non on veut ponctuellement taper au porte monnaie !

Ce Boycott est un élément essentiel de notre lutte, plus les consommateurs Boycotteront LIPTON plus cela fera mal à UNILEVER et plus nous nous rapprocherons de la victoire.

 

Dans une telle bataille, face à une multinationale  le soutien confédéral est un atout important. Nous t’invitons à nouveau à venir rencontrer les salariés en lutte sur notre site avec notre Fédération, notre Union départementale et notre Union locale.

 

Le thé de l’Elephant à 118 ans d’existence à MARSEILLE, au début de notre lutte notre slogan était : L’Eléphant est Français en Provence il doit rester.

Aujourd’hui c’est devenu : L’Eléphant est Français en Provence il va rester.

Faisons avec toute la CGT que demain on puisse dire L’Eléphant est Français en Provence il est resté.

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Une solution alternative

ELEPHANT 
COMITE D'ENTREPRISE FRALIB GEMENOS
CGT-CFE/CGC

ETUDE ECONOMIQUE, POUR UNE SOLUTION ALTERNATIVE,
INITIE AVEC L'AIDE DES COLLECTIVITES TERRITORIALES,

Synthèse du Rapport d'étape.

 

La décision de fermer notre site est un scandale.

 

Le site est rentable, les conditions existent pour poursuivre une activité, et maintenir nos emplois.

 


 

 

clic ici pour lire l'article

 

 

Affiche Boycott Lipton

LIPTON-FRALIB