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Chers amis et chers camarades.

 

Depuis le 28 septembre 2010, Unilever tente de fermer notre usine. Depuis cette date, les salariés avec leurs organisations syndicales CGT et CFE/CGC, sont rentrés en résistance contre la multinationale et luttent pour le maintien du site et des 182 emplois.

 

Unilever voudrait rayer de la carte la dernière usine qui reste en France alors que le marché des Thés et Infusions aromatisés représente le plus gros marché de l’Europe de l’ouest.

 

C’est en France que la valorisation de nos produits est la plus importante et c’est en France que sont réalisés les profits. En fermant l’usine, la multinationale se verrait bien fabriquer demain en Pologne et en Belgique pour vendre au prix fort en France pour faire encore plus de profits.

 

Notre lutte est d’autant plus juste et légitime que le juge des référés du TGI de Marseille le 4 février 2011 a condamné Fralib et Unilever pour non respect du Code du travail, irrégularité manifeste et a ordonné l’annulation de la première procédure et le plan de sauvegarde de l’emploi.

 

Ils ont, depuis, repris une nouvelle procédure le 10 mars tout autant irrespectueuse du Code du travail et de l’ordonnance du juge, c’est pourquoi nous avons une nouvelle fois assigné Fralib devant le TGI de Marseille le 15 juin.

  

Leur projet est déloyal, injustifié et scandaleux pour une entreprise qui fait en 2010 :

 

·         + 4,1% de croissance des ventes.

·         + 20 points de marge d’exploitation.

·         Une croissance en volume la plus élevée depuis 30 ans.

·         Un chiffre d’affaires de + 11,1% à 44,3 milliards d’€uros.

·         Un bénéfice net de 4,6 milliards d’€uros.

 

UNILEVER, un groupe qui représente le grand capital qui ravage l’économie des pays en exploitant leurs richesses.

 

Il sème en France le chômage et la précarité, les effectifs sont passés en l’espace de 10 ans de 12 500 à 3 000 salariés.

 

Il se comporte et continue à se comporter de façon déloyale et malhonnête, non seulement envers les salariés et leurs représentants, mais également envers la justice.

 

UNILEVER arnaque les consommateurs.

 

Pour s’enrichir un peu plus, pendant qu’il tue l’emploi et exploite ses salariés, UNILEVER arnaque aussi les consommateurs. Elle a progressivement baissé de 20 % la matière première dans les sachets de thé et d’infusion passant progressivement d’un sachet de 2g à 1,6g.

 

Le consommateur, lui, achète toujours de plus en plus cher les produits quand il va faire ses courses.

 

 

UNILEVER arnaque les contribuables et l’Etat français.

 

Depuis 2007, le groupe lèse l’État et les contribuables français. Par un montage financier, la structure en Suisse (USCC) joue le rôle de paradis fiscal, reçoit tous les profits alors que c’est en France que sont créées les plus-values.

 

Chaque année, ce n’est pas moins de 200 millions d’euros qui échappent à la fiscalité, c’est plus de 67 millions d’euros d’impôts qui échappent au fisc Français.

 

 

 

 

UNILEVER tue l’emploi, assassine et exploite les salariés et leurs familles.

 

Cette multinationale bourrée de fric, vient de racheter le groupe ALBERTO CULVER et une partie du groupe SARA LEE pour 4 milliards d’€uros.

 

Dans le même temps, elle tue l’emploi et se gave sur le dos des salariés pour satisfaire les actionnaires et la bourse d’Amsterdam.

 

Toute cette casse sociale mène vers le chômage, la précarité et la misère, conséquences de la casse de l’industrie, la baisse des salaires, la remise en cause des acquis sociaux, l’allongement de l’âge de départ en retraite dans le même temps où baissent les pensions.

 

La remise en cause de la protection sociale où de plus en plus de personnes renoncent à se soigner par manque de moyens financiers. Le mutualisme solidaire est mis à mal partout et ici à Marseille dans cette ville où les pauvres sont si nombreux !

 

Ses pratiques scandaleuses sont mises en œuvre avec l’aide du gouvernement qui accompagne le patronat dans ses exigences de régression sociale. Cette politique ne sert que le Capital contre le monde du travail.

 

Ils n’en ont jamais assez ! Tous les jours de nouvelles mesures sont prises pour tenter de réduire les acquis sociaux des salariés, réduire ce qu’ils appellent le « coût du travail » pour augmenter la compétitivité des entreprises, ce qui signifie, en général, continuer d’enrichir les plus riches.

 

Les plus riches, les capitalistes eux, continuent  à s’enrichir ; il n’y a qu’à voir les salaires exorbitants que s’octroient les patrons du CAC 40 et les autres.

 

Paul Polman, PDG du groupe UNILEVER à lui seul, s’octroie un salaire annuel représentant la moitié de la masse salariale annuelle totale des 182 salariés de Fralib.

 

Pour eux,  la crise n’existe pas, bien au contraire ; ils la créent pour mieux spéculer, supprimer les acquis sociaux et faire payer le monde du travail.

 

Le pouvoir d’achat des salariés, des retraités, des privés d’emplois ne cesse de diminuer.

 

Pourtant le coût salarial ne représente plus rien. A FRALIB, nos salaires y compris ceux de nos 2 mercenaires venus avec la mission de fermer l’usine, ne représentent dans une boite de thé que 16 centimes d’€uro.

 

Notre grille de salaires a subi elle, en 20 ans, une perte de 40% par rapport au SMIC, un salarié embauché aujourd’hui gagne 3% au dessus du SMIC alors qu’il y a 20 ans il gagnait 46% de plus que le SMIC.

 

Sur la même période, les gains de productivité des salariés de Fralib ont vu eux une évolution de plus de 50%, la France est le pays où la productivité par salarié est la plus élevée au monde.

 

La responsabilité d’UNILEVER dans ce projet de fermeture est pleine et entière, malgré ce qu’il voudrait faire croire, FRALIB est une entreprise rentable, profitable, compétitive, les salariés sont qualifiés et compétents, avec un savoir faire reconnu depuis 118 ans.

 

Ce projet de fermeture fragiliserait un peu plus le tissu industriel du département et de la région, il contribuerait à augmenter encore plus la misère déjà trop élevée dans les Bouches du Rhône. A Marseille, la moitié des revenus sont issus des revenus sociaux dus à la casse de l’industrie, du manque d’emploi.

 

               

Pour les arrêter, il faut des actes et des engagements politiques :

 

L’Europe qu’ils imposent aux peuples, celle que les Français ont rejetée démocratiquement par vote devient insupportable.

 

Un changement de société s’impose. D’autres choix sont urgents, la question de la répartition des richesses créées, de sa réappropriation par le plus grand nombre, par le peuple est plus que jamais d’actualité.

 

Nous, sommes convaincus de la rentabilité de notre usine. Pour une grande majorité, nous avons décidé de prendre notre destin en main. Nous refusons le chômage et la précarité, la fatalité de la misère, nous n’acceptons pas l’injustice, nous sommes convaincus que d’autres choix sont possibles.

 

C’est tout le sens de notre projet, de notre solution alternative face à l’annonce de la fermeture de l’usine.

 

Notre projet est crédible et porteur d’espoir.

Nous allons gagner cette lutte pour la sauvegarde du site industriel et les 182 emplois.

 

Les majorités de gauche des collectivités territoriales ont affirmé leur solidarité et leur soutien à nos côtés pour combattre le chômage, la précarité, les inégalités et la misère (qui est le quotidien de millions de personnes de plus en plus en difficultés) et pour contribuer à une société juste et solidaire.

 

En votant le 25 mars :

 

 «  Pour le maintien des 182 emplois à Gémenos, soit avec Unilever, soit en permettant la reprise de l’activité, en prenant en compte les attentes des salariés et des collectivités en matière de pérennisation du site de Gémenos »

 

La Région a franchi l’étape du soutien et de la solidarité par un engagement politique fort à nos côtés. C’est ce que les travailleurs doivent pouvoir attendre de la gauche. Maintenant, il faut des actes concrets, des mesures concrètes précises permettant que s’ouvrent des solutions.

 

Mais soyons clairs, l’action vigoureuse des travailleurs et de notre syndicat ne se contentera pas d’un vague appel à voter à gauche. Si les élections sont un acquis démocratique arraché par les luttes, ces votes ne suffisent pas. Nous ne nous contenterons pas d’une visite, d’un passage chez nous. Nous serons vigilants et exigeants. Ces sont les travailleurs qui luttent.

 

 

UNILEVER doit payer :

 

Il doit payer non pas pour monnayer nos emplois, mais pour relancer l’activité du site pour que l’on puisse continuer à vivre et travailler à Gémenos.

     

Nous exigeons d’UNILEVER qu’il cède au collectif de salariés pour l’Euro symbolique :

 

Ø  Les bâtiments et qu’il crée les conditions pour la poursuite de l’activité à Gémenos.

Ø  Qu’il cède l’outil industriel.

Ø  Qu’il fasse les investissements nécessaires à la remise à niveau de l’outil de travail.

Ø  Qu’il assure la commercialisation et la fourniture des matières premières pendant un nombre d’années suffisant à la constitution de notre propre circuit de commercialisation et d’achat de matières premières, qui nous permettra de constituer d’une entreprise souveraine.

Ø  Et qu’il cède la marque ELEPHANT, qui ne lui appartient pas. Elle appartient à des milliers de travailleurs qui ont construit et valorisé cette marque. Elle appartient à notre région et pas à une multinationale à base anglo-hollandaise.  Elle est notre patrimoine collectif.

 

Il ne s’agit là, en fait, que d’une toute petite partie de la fortune emmagasinée par les actionnaires, depuis des décennies, sur le dos des travailleurs !

 

Nous ne voulons pas de promesses faites sur un tréteau. Nous ne sommes pas à la foire et nous ne sommes pas à vendre. Nous voulons des engagements forts et précis, des actes concrets. Les paroles ne remplissent pas nos assiettes et ne donnent pas de travail. Ce sont nos luttes qui feront avancer nos exigences.

 

 

Nous exigeons :

 

           Des actes forts pour un véritable changement de société.

·         L’interdiction des licenciements et un vrai droit de veto pour les salariés et leur syndicat.

·         Un programme clair pour combattre l’injustice sociale et toutes les formes d’inégalités.

·         Une société de paix, juste et solidaire, pour une France solidaire et respectueuse des peuples, pour une France qui n’envoie pas, au nom de la domination impérialiste et du bon vouloir du prince, ses chars, ses soldats, ses avions bombardé les populations mais pour une France qui agit partout pour la paix et le désarmement.

·         Une réappropriation et une autre répartition des richesses créées.   

  

L’ELEPHANT est le patrimoine des salariés qui hier y ont travaillé, qui aujourd’hui y travaillent et qui y travailleront demain, il est le patrimoine du peuple de notre département, de notre région et de notre pays.

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- BIC:PSSTFRPPMAR

Une solution alternative

ELEPHANT 
COMITE D'ENTREPRISE FRALIB GEMENOS
CGT-CFE/CGC

ETUDE ECONOMIQUE, POUR UNE SOLUTION ALTERNATIVE,
INITIE AVEC L'AIDE DES COLLECTIVITES TERRITORIALES,

Synthèse du Rapport d'étape.

 

La décision de fermer notre site est un scandale.

 

Le site est rentable, les conditions existent pour poursuivre une activité, et maintenir nos emplois.

 


 

 

clic ici pour lire l'article

 

 

Affiche Boycott Lipton

LIPTON-FRALIB