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FRALIB et le groupe UNILEVER

persistent dans leur attitude déloyale.

 

Le 4 février 2011, le Tribunal de Grande Instance de MARSEILLE avait annulé la procédure initiée par la société FRALIB dans le cadre de son projet de fermeture de notre usine et lui avait ordonné de la reprendre entièrement en communiquant des informations sérieuses et complètes.

 

 

 


 

La décision de justice  rendue le 4 février 2011 constitue à nos yeux un véritable cahier de charges définissant très clairement les obligations mises à la charge de la société FRALIB et les domaines et matières dans lesquels l’information des représentants des salariés devait être complétée :

 

Le juge  avait en effet estimé  « que la mise en parallèle des volumes mis en œuvre dans la branche et du pourcentage du coût d’exploitation n’a en elle-même aucun sens. Son emploi dans un document inaugural à une consultation dont l’enjeu est la fermeture d’un site employant 182 salariés relève de la désinvolture, sinon de la maladresse ».

 

 « ce qui est en cause, ainsi que le CE le souligne à juste titre, est la rentabilité comparée du site d’une part, et la dérive de sa compétitivité malgré des mesures destinées à l’enrayer d’autre part »

 

« Aucun des éléments fourni ne permet d’avoir une idée de la première » 

« Rien n’est dit de la seconde. »

« Les observations présentées par FRALIB lors de la réunion des 18 et 19 novembre 2010 n’apportent pas plus de réponses à ces questions fondamentales, pas plus que les pièces jointes en mail du 23 novembre 2010 dont le contenu est incompréhensible. »

 

« Ce manque a également été relevé par la DIRECCTE dans son courrier du 15 décembre 2010 qu’il note : pour le périmètre défini, l’ensemble des éléments d’appréciation des raisons économiques, financières ou techniques doit être fourni.

« Ces informations sont de nature à justifier d’autres choix quant à la fermeture de l’usine de GEMENOS eu égard aux arguments développés, notamment les surcapacités de production et les niveaux de compétitivité des différents sites. »

 

 « FRALIB (ou le groupe UNILEVER) dispose nécessairement de ces éléments puisque c’est sur la base de ceux-ci que le choix a été fait d’une restructuration avec fermeture du site de GEMENOS ».

 

« La carence des informations fournies, au premier chef sur la rentabilité est telle qu’elle établit, au travers de la violation des dispositions de l’article 2323-4 du code du travail l’existence d’un trouble manifestement illicite. »

 

Au lieu de répondre aux obligations, la société FRALIB persistera dans son attitude déloyale privant les représentants des salariés d’une information complète, précise et sérieuse, elle multipliera les manœuvres et artifices pour échapper à ses obligations.

 

C’est dans ces conditions que le CE saisira à nouveau la justice.

L’affaire a été évoquée le 15 juin 2011 et la décision sera rendue le 29 juin 2011.

 

 

 

 

Une information largement insuffisante, parfois même tronquée :

S’agissant de la question du périmètre :

 

Cette question du périmètre est fondamentale.

 

L’usine de KATOWICE en Pologne  est intégrée au périmètre alors qu’elle produit aussi bien  pour le marché de l’Europe de l’Ouest que pour celui de l’Europe de l’Est.

Pour justifier la fermeture du site de GEMENOS, FRALIB soutient que c’est sur le marché des sachets « doubles chambres »  qu’il y aurait surcapacité et que le site de GEMENOS ne serait pas rentable.

Dans la dernière note économique remise aux membres du CE, et pour conclure à une situation de surcapacité de production en sachets « doubles chambres » sur le marché de l’Europe de l’Ouest,  la société FRALIB prend en compte de façon scandaleuse toute la production en sachets « doubles chambres » du site de KATOWICE alors même que, seule une partie de cette production concerne le marché de l’Europe de l’Ouest (20%).

En intégrant la totalité de la capacité de production en sachets « doubles chambres » du site de KATOWICE, la société FRALIB fausse complètement et délibérément les données. Elle accroît artificiellement la prétendue surcapacité en sachets « doubles chambres » sur le marché de l’Europe de l’Ouest. Il aurait  fallu  qu’elle fasse apparaître d’une part la capacité de production installée dédiée au marché de l’Europe de l’Ouest, et d’autre part celle dédiée à celui de l’Europe de l’Est en ce qui concerne les sachets « doubles chambres ».

 

De la même façon, FRALIB intègre le site de TRAFFORD PARK (Grande Bretagne) alors même qu’il ne produit pas de sachets « double chambres ». Sa rentabilité va donc être comparée à celle de GEMENOS alors même qu’il ne produit pas des sachets « double chambres » …

 

Voilà un premier exemple de déloyauté de la part de FRALIB et du Groupe UNILEVER !

 

 

Sur la compétitivité, et la profitabilité des différents sites.

 

Les informations qui nous ont été communiquées par la société FRALIB sont incomplètes et ne comportent aucune indication sur la ventilation des coûts « matières premières », et emballages et par site ; et ce alors même que les coûts d’emballages sont totalement différents selon les produits fabriqués sur chaque site. Aucune indication n’est donnée également par FRALIB sur les coûts « logistiques ».

 

De la même manière,  aucune ventilation des coûts de structure  n’a été communiquée par FRALIB alors qu’ils représentent aujourd’hui quasiment 10% du coût de revient d’un produit.

Le projet présenté par la société FRALIB est fondé sur une comparaison des coûts de conversion (hors matières premières et emballages, hors coûts logistiques, hors coûts de structures, et hors coûts de publicité.)

Or, les coûts de conversion ne représentent que … 20% des coûts de revient d’un produit !

En l’absence d’indicateurs sur les autres postes, il est impossible de se faire une opinion sérieuse puisque ces autres postes représentent quant à eux… 80% de la structure du coût de revient.

 

Mais ce n’est pas tout !

 

Dans la nouvelle  note économique présentée,  FRALIB n’hésite pas y compris à fournir des données tronquées en matière d’effectifs pour conclure à une absence de rentabilité et de profitabilité de notre site.

Elle retient un effectif de 178 salariés sur un effectif total de 186, soit 96% de l’effectif ; et ce alors même que la production en sachets « double chambres »  ne représente que 88% de la production totale exprimée en sachets et 76% de la production exprimée en tonnes. Cela veut dire que FRALIB augmente délibérément  l’effectif de GEMENOS produisant des sachets « double chambres ».

 

Par contre, sur le site de BRUXELLES elle le diminue délibérément et  ne retient qu’un effectif de 51 salariés sur un effectif total de 137, soit 37% de salariés affectés à la production des sachets « double chambres » alors que cette production représente 44% de la production totale en sachets, et 47% exprimés en tonnes. Voilà un second exemple d’informations incomplètes, et tronquées !

 

S’agissant de l’évolution des ventes et parts de marché pour l’Europe continentale dans la catégorie des thés

et infusions en sachets pyramides et en sachets double chambre :

 

Les informations communiquées par la société FRALIB ne portent que sur la période 2008/2010 parce qu’elles confortent FRALIB dans sa décision  de fermeture de notre site. Par contre, elle ne communique pas celles relatives à la période 2006/2008, parce qu’elles la contredisent. Voilà encore un autre exemple de déloyauté !

 

S’agissant des comptes de l’USCC qui est le véritable centre névralgique et de décisions sur le plan

financier dans l’organisation du Groupe UNILEVER :

 

Seuls des comptes incomplets et pour le seul exercice 2009 ont été communiqués par la société FRALIB, alors que l’expert du CE demandait à disposer des comptes pour les exercices 2007/2010. Encore un exemple d’informations incomplètes et de déloyauté de la société FRALIB !

 

S’agissant de la question des moyens consacrés par la société FRALIB

pour pallier aux pertes progressives de volumes de production :

 

Cet aspect fait partie des domaines pour lesquels FRALIB devait fournir aux représentants des salariés des informations ; c’est ce qui ressort clairement de l’ordonnance de référé rendue le 4 février 2011.

 

Dans la nouvelle note économique présentée au CE, aucune information complémentaire n’a été donnée en ce sens !

 

Le développement d’artifices, au lieu d’une information sincère, loyale, et sérieuse du CE :

 

Au lieu de communiquer aux membres du CE et à leur expert les informations nécessaires, la société FRALIB préférera utiliser des manœuvres et artifices en leur demandant par exemple de poser des questions alors même que la décision de justice rendue le 4 février 2011 définissait précisément les domaines dans lesquels elle devait communiquer des informations complémentaires.

 

Alors même que l’expert désigné par le CE avait achevé sa mission et présenté son rapport, la Direction de FRALIB proposera « un complément d’expertise » … ( ???)

 

Au lieu de remplir ses obligations, la société FRALIB usera aussi d’un autre artifice consistant dans la production d’une expertise réalisée par un cabinet comptable dont les conclusions vont dans le sens de son argumentation, mais fondées sur des éléments et des données tronqués.

 

S’agissant du plan de sauvegarde et de l’emploi :

 

Le nouveau PSE présenté par FRALIB reste très insuffisant.

 

Les offres de reclassement restent très insuffisantes :

 

94 postes sont proposés au reclassement alors qu’il est envisagé d’en supprimer 182.

Seuls 47 postes de reclassement se situent en France.

Pour 46 techniciens de maintenance sur le site, seuls …….. 2 postes de mécaniciens sont proposés au reclassement.

 

Il faut rappeler que le Groupe UNILEVER dispose de 10 sites en France et emploie 3073 Salariés.

 

Il compte 165.000 salariés dans le monde, dont 30.000 en Europe répartis sur 65 sites.

La situation financière de la société FRALIB et du Groupe UNILEVER est des plus prospères.

 

Les postes de reclassement portent le plus souvent sur des postes moins qualifiés et se traduiront par des baisses de revenus importantes pour les salariés.

 

Sur les 47 postes proposés au reclassement en France, 34 se traduiront par une baisse substantielle de la rémunération.

Ce qui représente 72% des postes proposés.

 

S’agissant des postes de reclassement proposés à KATOWICE en Pologne, la déqualification est encore plus importante.

 

S’agissant de la catégorie des opérateurs, les offres de reclassement sont de la même manière, insuffisantes. Ils sont au nombre de 89 et représentent quasiment 50% de l’effectif. Seuls 26 postes leur sont proposés dans le cadre du reclassement ; ce qui représente 29%.

 

Cette situation est absolument inacceptable s’agissant d’une société appartenant à un Groupe comme UNILEVER.

Nous considérons donc que le PSE présenté par la société FRALIB est de ce point de vue irrégulier et  insuffisant.

 

Des postes étaient disponibles et n’ont pas été proposés au reclassement :

 

Mais plus grave encore ! Des embauches ont été effectuées pendant le déroulement de la procédure d’information et de consultation du CE sur le projet de fermeture de notre usine.  Certains postes pouvaient être réservés aux personnels de FRALIB.

 

Devant le juge, FRALIB et le groupe UNILEVER, avec la faiblesse de leurs arguments, n’ont pas hésité à utiliser des mensonges grossiers.

 

Ils ont dit que ce n’était pas par plaisir qu’UNILEVER fermait Gémenos et supprimait 182 emplois, mais que c’était mieux que de fermer Bruxelles ce qui aurait entrainé la suppression de 300 emplois, alors qu’à Bruxelles les effectifs en 2010 sont de 170 et ils étaient de 137 en 2009.

 

Ils ont utilisé et déformé les propos de l’assistante sociale lors du CE du 9 mars. Plus grave encore ils ont prétendu que cette dernière aurait subi des pressions de la part des élus, alors que nous entretenons d’excellentes relations avec elle.

 

Tout concourre à faire la démonstration que FRALIB fait tout pour dissimuler ses vraies motivations, en décidant la fermeture de Gémenos et en sacrifiant 180 familles, leur unique objectif est d’augmenter les profits des actionnaires.

 

Face à un tel mépris envers les salariés et la population du bassin d’emploi déjà fortement sinistré par le chômage, les organisations syndicales CGT et CFE.CGC ont décidé avec les salariés de combattre UNILEVER et d’obtenir le maintien de l’activité industrielle et des emplois à Gémenos.

 

Avec l’appui de la Région, du Département des Bouches du Rhône et des collectivités locales nous luttons pour pouvoir continuer à fabriquer des thés et infusions en France, nous sommes déterminés à faire reculer le géant UNILEVER.

 

Nous ne lâcherons rien et nous continuerons à lutter toujours avec la même détermination et la même volonté contre la fermeture de l’usine pour le maintien de l’emploi et la poursuite de l’activité.

Encore et toujours :

continuons le Boycott de LIPTON   

NOUS NE LAISSERONS PAS PARTIR LE THE DE L’ELEPHANT DE PROVENCE

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ELEPHANT 
COMITE D'ENTREPRISE FRALIB GEMENOS
CGT-CFE/CGC

ETUDE ECONOMIQUE, POUR UNE SOLUTION ALTERNATIVE,
INITIE AVEC L'AIDE DES COLLECTIVITES TERRITORIALES,

Synthèse du Rapport d'étape.

 

La décision de fermer notre site est un scandale.

 

Le site est rentable, les conditions existent pour poursuivre une activité, et maintenir nos emplois.

 


 

 

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Affiche Boycott Lipton

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