Jean-Louis Poly (à gauche), directeur de Progexa, présentait la charte qui présidera à l'élaboration du projet.
Photo M.-C.B.
C'est un document d'une dizaine de pages, qui définit en six points les contours du projet alternatif à la fermeture du site de Gémenos, porté par les représentants des salariés de Fralib.
Cette "charte" a été présentée hier par le directeur du cabinet d'expertise Progexa, Jean-Louis Poly, lors d'une conférence de presse dans les locaux de l'union départementale CGT, à
Marseille.
Progexa doit ainsi répondre à un cahier des charges précis, afin d'aider le comité d'entreprise à finaliser ce projet, destiné à maintenir l'activité industrielle à Gémenos, et les 182 emplois
qu'elle induit. La marque Elephant, que les élus du personnel souhaitent "récupérer" pour relancer une nouvelle activité, demeure au coeur de ce plan, même si à ce jour, le groupe Unilever
n'entend nullement la céder.
"Ils ne vont pas nous la donner. Mais la marque Elephant nous appartient, on ne veut pas qu'ils nous la prennent !", lançait hier, en guise de mise au point, Olivier
Leberquier, délégué. "Tout dépendra de la lutte que l'on mènera; notamment en poursuivant le boycott des produits Lipton", précisait aussi Gérard Cazorla, secrétaire du CE.
Mais surtout, le cabinet Progexa imagine une "structure mixte", qui pourrait associer à la fois les salariés, d'éventuels investisseurs, les collectivités locales qui le souhaitent et même...
Unilever. "L'un des axes forts du projet, est de transformer le site de Gémenos en une "entreprise souveraine", autrement dit qui ne soit plus seulement un "prestataire de service",
mais en capacité de fabriquer sa production, selon des méthodes originales, mais aussi de trouver des réseaux de distribution, et des filières d'approvisionnement en matière première, en partie
localement.
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